Trat Street art

Trat et le passage de frontière Thaïlande – Cambodge, Poipet

De Trat à Siem Reap, en passant par la frontière

De retour sur le continent, après une petite semaine passée sur l’île de Koh Kood. Nous sommes arrivés à Trat, nous devons chercher des tickets de bus pour Siem Reap avec passage de frontière Thaïlande-Cambodge. Notre guesthouse nous en propose à 600bath/pers. Comme à notre habitude nous préférons nous rendre à la gare routière pour connaître les tarifs officiels.

Là-bas, nous tombons sur un chauffeur de taxi qui essaye de nous vendre ses services pour 3000 bath, jusqu’à la frontière et nous dit qu’on ne pourra rien trouver d’autre…

En effet, en faisant le tour de la gare il n’y a qu’un minivan mais il ne va pas à la bonne frontière pour pouvoir se rendre à Siem Reap par la suite. Nous n’avons pas trop de choix, on verifie le prix avec l’agence de voyage à 200m de la guesthouse … même tarif.

A ce moment là, nous nous rendons compte que nous avons tout juste de quoi payer notre nuit et le billet jusque Siem Reap. Faire un nouveau retrait nous couterait plus cher en frais bancaires, que ce que nous avons besoin de retirer. On decide de se priver pour notre dernier diner en thaïlande, se sera sandwich au maquereau.

La ville de Trat n’a rien d’exceptionnel, excepté ses anciennes maisons en bois, nous en avons vite fait le tour, stoppés par un orage. Mais il peut être intéressant de s’y arrêter en se rendant aux îles ou au retour.

That maison en bois

À 9h nous sommes prêts dans le hall de notre guethouse, 20 minutes plus tard une jeune fille vient nous chercher à pied et nous demande de la suivre jusqu’à l’agence de voyage. Un minivan arrive, il est déjà plein il ne reste plus que les 2 places passagers à l’avant. Moins de 10 min plus tard, première pause car les autres passagers arrivent de l’île de Koh Chang.

Le chauffeur nous donne un autocollant à coller sur nos vêtements. Il servira au passage de frontière auquel nous devons reprendre un autre bus, ça sera l’équivalent de notre billet de bus. Au passage c’est comme si nous portions tous un badge « groupe de touriste à arnaquer ». Nous partirons donc de Trat à 10h pour arriver à Aranyaprathet vers 13h.

Poste de Frontière Aranyaprathet – Poipet

Arrivés au poste de frontière notre chauffeur ne s’arrête pas il continue 1km de plus, jusqu’à un restaurant où nous allons pouvoir nous manger. Il nous confie à un guide qui va « nous aider » à faire les visas Cambodgiens, puis repart aussitôt avec de nouveaux passagers….

Nous sommes dans un piège, plusieurs rabbatteurs nous demandent de rentrer et poser nos affaires à l’intérieur. Sauf qu’on sent le coup fumant venir, nous restons debout à guetter un peu ce qu’il va se passer et combien ils vont nous réclamer. Du coup ils s’énervent que nous refusions de nous assoir : « Je ne viendrais pas vous voir tant que vous resterez debout … », ça commence bien …

Puis une allemande, avec nous dans le minivan, proteste la première, ils réclament 45$ pour faire le visa. Nous savons que le prix officiel du visa est de 30$. Bref nous sommes tombés sur une compagnie corrompue …

Louison autocollant compagnie de bus corrompue

Nous essayons de négocier, parce que nous avons tous payé notre bus jusque Siem Reap. Le guide veut nous reprendre nos autocollants, nous demandons à être remboursé s’il les reprend, il dit qu’il ne peut pas. Il tente de nous effrayer, annoncant que se sera pire à la frontière, que nous ne pourrons pas passer tout seul. Un autre français s’en mêle nous disant qu’il fallait faire le visa par internet avant, que sinon il faut le faire avec eux que s’est impossible … On t’as rien demandé monsieur « Je sais tout » …

Bref nous ne croyons personne, ou plutôt que nous et les renseignements que nous avons lu sur internet. Nous décidons donc de marcher jusqu’au poste de frontière pour faire le visa nous même.

Nous demandons à pouvoir reprendre le bus de sa compagnie une fois le poste passé, parce que nous avons payé jusque Siem Reap et que nous ne sommes qu’à mi-chemin. Le guide ne veut rien nous garantir, nous répondant qu’il ne sait pas si le bus y sera. On aura donc peut-être à repayer un billet de bus…

Nous partons à pied à 7 personnes, 3 allemandes, 2 tunisiens et nous. Sur le chemin plusieurs rabbatteurs tentent de nous attirer « You need a Visa ? » Mais notre objectif et de faire ce visa au poste officiel et nulle part ailleurs.

Nous empruntons un couloir jusqu’au poste Thaïlandais, pensez à bien garder votre departure card que l’on vous a remis à votre arrivée (même s’il est possible de le refaire sur place). Un coup de tampon et nous sommes sortis de la Thaïlande.

Frontière Cambodge Poipet

Ensuite il faut passer dans le no man’s land, le long d’un pont, traverser la route et entrer dans un pett bureau rempli d’agent de frontière Cambodgien. Attention pas de photos ici, j’ai juste sorti mon téléphone pour savoir l’heure. J’ai eu le droit à une remarque immédiatement.

Au dessus du guichet il y a un panneau bleu officiel avec écrit visa touristique 30$, mais lorsque vous vous approchez pour payer, le garde de frontière vous montre un papier griffoné au crayon de bois « 30$ + 100 Bath ». On lui dit tout de suite que nous n’avons plus de Bath. Il nous demande alors 3,5$, nous refusons et il refuse nos passeport. Nous n’avons même pas le temps d’aller nous assoir pour patienter, qu’il nous annonce 3$ à la place. Nous hésitons, le problème est que nos compagnons ont tous déjà payé les 100 bath.

A ce moment là nous apercevons notre cher guide passer devant la fenêtre avec d’autre personnes qui ont acceptés de payer les 45$ et de se faire plumer au restaurant. Il faut réfléchir vite, si on les suit on pourra reprendre le bus avec eux. Nous négocions donc à 2$/pers le backchich. Oui, il y a surement moyen de ne pas le payer, mais là nous n’avons pas le temps.

Un bus jusqu’à Siem Reap

Nous rattrapons le guide remplissons la carte d’entrée et faisons tamponner nos passeports. De là il nous reconnaît et nous emmenne devant un bus, avec les autres. Il redivise le groupe en deux et part avec ceux qui ont payé les 45$, apparement ils ne vont pas à Siem Reap ? Ou est ce qu’il nous laisse de côté parce qu’on a pas payé les visas avec lui ?

Il revient finalement nous chercher et nous emmenne à un autre bus auprès du rond-point..  Il nous dit que le premier est plein, il faut prendre celui-ci pour aller à Siem Reap. Deux bus identiques attendent, ils ne sont pas en tres bon état, ça ne semble pas être des bus pour de la longue distance. Mais on est au Cambodge qui sais ?

Il est 15h, nous montons et le bus nous emmenne droit à une gare routière complètement vide au milieu de nulle part. Oh, non, nous sommes tombés dans le piège de la gare routière … Pourtant nous avions lu plusieurs articles de blog à son sujet … Comme quoi il ne faut pas prendre cette navette gratuite qui vous emmenne dans une gare éloignée où vous n’avez plus d’autre choix que de payer le prix fort.

Damien gare routière déserte de Poipet

Nous déscendons dans ce hangar/foodcourt complétement vide. Un homme s’approche, nous lui expliquons que nous voulons aller jusque Siem Reap et que nous avons déjà payé des tickets. Nous lui montrons nos autocollants. Il nous dit oui oui pas de problème, un bus va venir vers 16h ou 16h30. Nous lui demandons s’il n’y aura rien de plus à payer. Il répond qu’il ne sait pas s’il y aura un extra ou non…

Nous patientons, il n’y a que nous 7 dans ce immense hangar. Deux autres personnes arrivent, un couple de belge, ils étaient au même restaurant. Comme nous ils ont déjoués le piège et ils ont fait leur passeport eux-même.

Le gars de la gare nous recompte, nous sommes désormais 9, du coup c’est bon notre bus est prêt ! En fait il s’agit d’un minivan qui était déjà là depuis le début. Je pense qu’il attendait juste de partir à plein.

Au moment de monter nous lui redemandons si c’est bien gratuit. Il s’exclame  » bien sûr que non ce n’est pas gratuit … (oh, non) … vous l’avez déjà payé  » ouf. On retrouve le sourire et nous grimpons dans le van. Le guide nous avait surement redivisé pour ne pas que nous révélions aux autres qu’ils ont payés 45$ et nous 30$ (enfin 32$) sans avoir de problèmes comme il nous l’annonçait.

Petite pause sur le trajet, nous nous garons à côté d’une échoppe. Une jeune femme viens nous ouvrir avec un grand sourire  » Bonjour, votre chauffeur va prendre une pause pour se restaurer. Vous avez 10 min de pause. Entrez achetez quelque-chose. Vous pouvez utiliser les toilettes et achetez quelques-chose en revenant ».

Nous arrivons enfin à Siem Reap, où notre mini-bis bifurque juste avant l’entrée de la ville dans une station de bus au milieu de nulle-part. Mais pas d’inquiétude, le chauffeur nous annonce que les tuk-tuk sont gratuits… Gratuits à condition de prendre leur service le lendemain pour visiter les temples. Nous n’avons pas encore décidé comment nous allons organiser nos visites. Nous savons qu’il y a beaucoup de kilomètres à parcourir pour 3 jours de visites. Du coup une journée en tuk-tuk ne serait peut-être pas si mal…

Suite de notre visite de Siem Reap et des temples d’Angkor dans le prochain article !

Quel budget faut-il prévoir ? (Février 2018, 1€ = 39 Bath):

      • Bus Trat – Siem Reap 600 Bath/pers
      • Nuit en guesthouse 300 Bath à Baan Jaidee Guesthouse
      • Bakchich frontière 100 Bath (négocié à 2$)
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