Plateau des Bolavens

Road-trip en moto sur le plateau des Bolavens

Partis vers 9h de Pakse, nous avons loué une moto auprès d’Yves le belge et Miss Noy. Tous les soirs à 18h Yves fait un briefing sur le parcours avec de précieux conseils pour les Bolavens. Il est parfois victime de son succès, donc si possible venez vous inscrire avant le briefing, vous serez prioritaire s’il n’y a pas assez de motos pour tout le monde.

La pemière étape quand on loue une moto en Asie, c’est de faire le plein. Les motos sont louées sur la reserve. Donc si vous les rendez avec un reservoir plein, ne comptez pas sur une remise, vous aurez juste droit au sourire du loueur.

La seconde étape, si ce n’est pas encore fait, définir son itineraire et repérer la route. Ici les panneaux ne sont jamais très visibles. Nous ferons la « grande boucle » sur 4 jours et 3 nuits.

Paksé – Tad Lo

Une des spécialité du plateau des Bolavens, c’est le café, ici l’altitude entre 1000 et 1300m a permis d’implanter plusieurs plantations. Nous choisissons de rouler directement jusqu’à la plantation de café de Mr Vieng. La visite est très interessante, Mr Vieng parle très bien anglais. Il commence par nous detailler les particularités des 3 variétés de cafés cultivées sur sa ferme, robusta, arabica et …zut on a oublié la dernière, tout en rotant bruyamment au milieu des explications.

La visite se poursuit par un tour, au milieu des cafeyier. Pour obtenir le meilleur café, il faut que les fruits soient bien rouges. Mais comme ils ne sont pas a maturité tous en même temps, Mr Vieng les récolte a la main. Industriellement les grains sont récoltés verts et rouges et sont ensuite séchés ensemble. Mais Mr Vieng nous explique que l’on perd en qualité. Il nous fait goûter quelques fruits fraichement ceuillis, il y a une fine membrane rouge autour des grains de café que l’on peut sucer. Elle a un gout legerement sucré.

Mr Vieng nous montre d’autres arbres sur sa plantation, qui servent à faire de l’ombre au café, sur lesquels il pousse de drôles de fruits. Comme le eggfruit, un fruit jaune très colorant, et un goût entre le jaune d’oeuf et l’avocat. Il nous montre aussi un champs de manioc en train d’être recolté. Les branches sont gardées pour être replantée dans le sol et recréer un plant de manioc.

Ici les plants de café ont deux énemis principaux : les termites qui attaquent les racines et les fourmis rouges qui font leur nid dans les feuilles. Pour les fourmis tant que c’est possible, il faut couper la branche avec le nid. Mais une fois que le nid est trop important il faut bruler les branches et le cafeyier repart du pied.

Mr Vieng ceuille une feuille remplie de fourmies et les écrase dedans. Il nous fait ensuite sentir, c’est très fort ca pique au nez comme du vinaigre. Ensuite, il nous propose d’y gouter en disant que c’est comme du citron. Seulement Louison s’y est lancé et elle confirme c’est très acide.

La deuxième chose qui attire sur le plateau des Bolavens, ce sont les cascades. Nous reprenons la route en début d’après-midi, pour voir notre première cascade de la boucle la chute de tad sung. Elle est presque assechée à cause d’un barrage en amont. Mais permet d’avoir un joli point de vue du haut de ses 80m.

Puis enfin Tad Lo, où il y a une succession de  deux cascades, nous y passerons la nuit. Notre chambre pour la nuit: Palamei guesthouse, très charmant avec son petit jardin au milieu des bungalows.

Ici on a pu préparer le repas, diner et discuter avec la famille. Damien sait désormais préparer un poulet au curry et lait de coco et Louison des Nems frits. Nous nous sommes regalés ce soir là, il y avait bien trop à manger !

Bonnes adresses où manger :

  • Palamei Guesthouse, si vous logez sur place ils vous proposeront surement leur « family dinner » avec la possibilité de préparer le repas avec toute la famille pour un grand buffet avec plein de mets délicieux !

À Tad Lo, les cascades sont accessibles à pieds. Le chemin passe au milieu d’un resort hotelier. Et au retour nous avons pu admirer les deux élephants de l’hotêl prendre leur bain. Il s’agit de deux femelles de 52 et 67 ans. Malheusement le reste de la journée, elles restent enchainées et ne sortent que pour faire des balades avec les touristes.

Cela reste un moment émouvant de voir et de pouvoir toucher un éléphant pour la premiere fois !

Tad Lo – Tadiyuescua

En repartant de Tad Lo, il y a la possibilité de s’arrêter au village de Mr Hook. Nous avons choisi de ne pas y aller, car d’après ce que nous avons entendu, les enfants apprennent à fumer dès l’age de 3 ans pour « se protéger des moustiques » et les jeunes filles sont mariés de force dès 7 ou 9 ans avec des hommes bien plus âgés… Des pratiques tribales, que nous ne souhaitons pas cautionner.

Le lendemain nous roulons donc jusqu’à une ferme de 24ha, a but non lucratif, Maï Savanh Lao. Elle a pour but de developper une agriculture durable et responsable. Leur but est de trouver des productions implantables dans la région, plus lucratives que le manioc et le riz, et pour apporter plus de diversité.

Ici les productions principales sont le poivre, le thé blanc, l’hibiscus et la cacahuette des incas en saison sèche. Et en saison humide du thé vert et des feuilles de muriers pour nourir des vers à soie. L’association aide la population locale à developper cette production. Ils fournissent des plants de murier puis des larves fraîchement écloses.

Nous rencontrons Jules, baroudeur francais, bénevole depuis 2 mois sur la ferme. Il nous fait la visite en francais, pour le bonheur de Damien. La visite est très intéressante, nous resterons même manger et jusqu’en début d’après-midi avant de repartir. Les poivriers poussent avec des acacias, ils leur servent de tuteurs et permettent d’avoir de l’ombre pour éviter que les feuilles ne brûlent.

Avant de reprendre la route nous rencontrons un français expatrié au Laos, qui est l’auteur de la carte (ci-dessus) que l’on trouve partout à Paksé. Il nous donne quelques conseils pour notre itinéraire, pour explorer des chemins non répertoriés, mais l’inconnue de ne pas savoir combien de temps (et d’essence) cela peut nous prendre, nous fera rester sur le chemin dont nous avons la carte.

La route est longue est peu intéréssante, de Tateng à Donchan, tout est assez monotone. Il n’y a qu’une fois qu’on tourne sur la route ramenant à Paksé que ça devient magnifique. Nous nous rendons compte du plateau, et sur notre gauche la falaise forme comme la vague d’un tsunami géant venant nous engloutir. Petite pause dans une orangeraie pour goûter un jus frais.

La fin du chemin pour Tadiyuesca est difficile, cela fait 3h que nous sommes partis, il faut quitter la route goudronnée, pour emprunter une piste terreuse et défoncée. Puis nous arrivons enfin aux cascades de Tad Tadiyuesca, où nous prenons une chambre.

Ici il y a une dizaine de cascades accessibles via un treck au milieu de la forêt. La nuit est proche, la rando se sera pour le lendemain.

Tadiyuesca – Paksong

Les cascades sont magnifiques, nous marchons au milieu d’une forêt assez dense. Les arbres sont immenses, il y a des lianes et des petites fleurs près des cascades et des arc en ciel avec les jeux de lumière et d’eau.

Nous sommes descendu par un petit sentier, il y a plusieurs panneaux indiquant « Attention aux serpents », nous nous sommes donc munis de batons pour taper le sol et ça nous a bien aidé dans certaines montées.

Par contre c’est difficile de s’aprocher de près des cascades, les éclaboussures sont larges donc ça devient très glissant et boueux. Damien a fini par faire une belle glissade et s’est retrouvé couvert de boue, nous avons du faire une lessive dans la rivière.

Nous avons arpenté le chemin de randonnée et les cascades jusqu’en début d’après-midi, il faut prévoir assez de temps pour en voir pas mal. La chaleur est assez forte en milieu d’après-midi nous sommes revenus épuisés.

Nous avons ensuite repris la route pour Paksong oú nous nous arrêtons pour la nuit. La ville n’a pas de charme, il s’agit juste d’une ville étape pour dormir. Nous avons eu toutes les peine du monde à commander à manger. Un petit stand vend des brochettes de viandes séchées et des nouilles. Mais quand les laotiens ne comprennent pas l’anglais, ils préfèrent ne pas nous prêter attention. Nous avons beau essayer avec des gestes. Ils nous regardent un peu, puis repartent à leurs occupations, c’est assez frustrant.

Nous conseillerons plutôt de ne pas dormir à Paksong mais de profiter de Tadiyuescua et de dormir à proximité.

Paksong – Paksé

Dernieres cascades sur notre road trip : Tad Yuang et Tad Fan. Cette dernière est impressionnante du haut de ses 120m ! Il y a même possibilité d’y faire de la tyrolienne.

Entre les deux cascades nous nous sommes arrêtés au CPC Coffee. Il s’agit d’une petite exploitation de café que l’on peut visiter gratuitement. Ils y expliquent la création de leur coopérative en commerce équitable et bio. Il y a des ruches au milieu des caféiers. Nous en profitons pour discuter avec les propriétaires. Ils parlent très bien français. Nous en apprenons beaucoup sur la vie communautaire au Laos.

Ici certaines traditions de gérer le village comme une tribue sont restées. Le village donne sont avis sur tout et parfois ils ont quelques superstitions. Ce qui fait que les habitants ne sont pas toujours libres de faire ce qu’ils veulent sur leur propriété.

Et voilà, nous terminons la boucle, de retour à Paksé, nous rendons notre bolide, on a un peu mal aux fesses après ces 4 jours de moto. Une nuit sur place puis le lendemain nous partons pour les 4000 îles.

Nous avons beaucoup apprécié notre road trip sur le plateau des bolavens. Certes il y a beaucoup de cascades ça fini par être presque répétitif. Mais les visites des différentes fermes, les discutions que nous avons eu avec nos hôtes ont rendu cette partie de notre voyage très enrichissante !

Quel budget faut-il prévoir ? (Février 2018, 1€ = 10 300 kip):

  • Location scooter Miss Noy 60 000 kip/jours
  • Plein d’essence environ 15 000 kip
  • Visite Plantation Mr. Vieng 15 000 kip/pers
  • Parking Cascades Tad Sung 5 000 kip
  • Entrée Passerelle Cascade Tad Lo 3 000 kip/pers
  • Nuit à Tad Lo au Palamei Guesthouse, 60 000 kip
  • Visite Maï Savanh Lao, 15 000 kip/pers
  • Nuit à Tadiyusca, 100 000 kip
  • Parking Tad Yuang 5 000 kip
  • Entrée Tad Yuang 10 000 kip/pers
  • Visite CPC Coffee, gratuit
  • Parking Tad Fan 5 000 kip
  • Entrée Tad Fan 10 000 kip/pers

La photo de Loup et Louve :

Partagez !

Laisser un commentaire